Préparation loi de finances
Elaboration de la loi de finance
Le budget sera déterminé par le
pouvoir exécutif en place, mais voté par le Parlement. En ce sens, on peut
distinguer deux étapes que sont la préparation du projet, puis le vote.
Préparation du projet de loi de finances
Le gouvernement prend en charge cette
mission, d’après l’article 38 de la LOLF qui dispose que « Sous l’autorité
du premier ministre, le ministre chargé des finances prépare les projets de loi
de finances qui sont délibérés en Conseil des ministres ». Si le Premier
ministre en ce qu’il « détermine et conduit la politique de la
nation » selon l’article 20 C, cela lui permet d’avoir un pouvoir de
préparation du budget, même si le ministre des finances dispose d’un fort
pouvoir. C’est donc en somme l’exécutif qui a un rôle prépondérant dans le cadre
de la préparation du projet, même si depuis 1996 (après un essai en 1990), le
Parlement y joue un rôle au travers du débat d’orientation budgétaire sur les
finances publiques (rebaptisé ainsi depuis 2008).
La préparation prend en compte le
droit communautaire, qu’il doit respecter. Ainsi, le traité de Maastricht par
exemple interdit un taux de déficit supérieur à 3% du PIB et de 60% de dette.
De même, le « pacte de stabilité et de croissance » institué par la
résolution du Conseil européen d’Amsterdam des 16 et 17 juin 1997 met en place
un certain nombre de contraintes. Les Etats doivent donc présenter des
programmes de stabilité.
Il faut également prendre en
considération les conséquences de l’intégration européenne. Cette dernière
engendre une perte des recettes nationale en ce que les recettes européennes
résultent de la déduction des recettes de l’Etat. Ainsi, la contrainte externe
s’applique au niveau national, niveau qui doit s’y adapter.
Ministre des Finances
Ce ministre possède un rôle important
notamment grâce à la multiplicité des moyens dont il dispose. En effet, de
nombreux organes d’études lui permettront d’apporter les informations
nécessaires à la détermination du budget. Il s’agit notamment de l’Institut
national de la statistique et des études économiques (INSEE), de la Direction
du Trésor, ou encore de manière prépondérante de la direction du Budget.
C’est donc lui et son cabinet qui
décident de la politique économique à mener, et donc de la plus ou moins
importante intervention de l’Etat dans
l’activité économique. Pour prendre les décisions, il est nécessaire de
prendre en compte les éléments externes pour la préparation. L’Union européenne
a en effet imposé un certain nombre de contraintes, et notamment les critères
de stabilité, issus du pacte de stabilité (interdiction des déficits
excessifs).
Premier ministre
La loi prévoit que le Premier
ministre contrôle l’action du ministre des Finances. Il apportera les
arbitrages pour les conflits susceptibles d’intervenir entre ce ministre et les
autres.
Président de la République
Les projets de loi de finances étant
délibérés en Conseil des ministres, le Président peut intervenir. Cependant, en
période dite de cohabitation, le Premier ministre prend quelque peu le pouvoir,
ce qui empêche celui du Président.
Le rôle du Parlement
Comme énoncé plus haut, le Parlement
dispose d’un rôle dans le cadre de la procédure de préparation grâce au débat
d’orientation budgétaire. Celui-ci permet d’informer les assemblées des
orientations que le gouvernement veut donner au budget. S’il a été institué
plus tôt, il est institutionnalisé par la LOLF. C’est une faculté selon la
LOLF, qui est entrée en vigueur en 2003. Les débats s’orientent autour de trois
points, le « triangle d’or » :
-
La
réduction des prélèvements obligatoires pour favoriser l’emploi
-
Assurer
la croissance économique (limiter les besoins de financement de
l’administration
-
Stabiliser
les dépenses de l’Etat tout en parvenant à assurer le financement des
principaux objectifs.
En effet, la direction du Budget
réfléchi à l’orientation du budget dès le mois de décembre, qui sera
matérialisée à travers la « programmation ». Parallèlement, la
direction de la Prévision évalue les hypothèses d’évolution économique. Ces
deux travaux sont ensuite confrontés, et conduisent à l’élaboration du
programme pluriannuel.







