Libéralisme économique
Libéralisme économique
La nouvelle représentation de la société fondée sur l’individualisme s’établit progressivement à la suite et pendant le mercantilisme. L’Europe connait de grands changements, que ce soit au niveau social, économique ou politique. L’ancienne conception mercantiliste ne convainc plus, et les fortes contraintes qui pèsent sur la liberté d’entreprise individuelle commencent à s’essouffler alors que la conception libérale propose au contraire d’augmenter la liberté individuelle. L’Etat ne semble plus pouvoir apporter ce qu’il faut aux individus, il faut donc trouver un substitut ; ce substitut va venir de cette théorie libérale.
Qu’est-ce que le libéralisme économique ?
Ce courant de pensée considère que la liberté économique doit être assurée afin que chaque individu œuvre dans son propre intérêt et que la somme de ceux-ci concourt à l’intérêt général. C’est donc la poursuite des intérêts égoïstes qui permet le bon fonctionnement général. L’ordre naturel est donc économique ; les liens naturels sociaux permettent l’activité économique, qui se régule donc seule. Puisque les intérêts égoïstes sont si importants, il est nécessaire de favoriser les libertés économiques, mais aussi fondamentales. C’est de cette manière que le but principal du libéralisme va consister à libérer le marché, et à donner d’importantes libertés aux individus afin de favoriser la libre entreprise.
En quoi consiste le libéralisme
économique ?
Selon Adam Smith en effet, les liens sociaux formés par les individus d’eux-mêmes vont entrainer des intérêts individuels à défendre, qui concourt à l’intérêt collectif. C’est la « main invisible ». L’individu ne poursuit pas à l’origine un but d’intérêt collectif, contrairement au mercantilisme ; il n’en tient pas compte dans ses actes, il est considéré à-même de définir ses actions. L’intérêt général, s’il reste important pour la théorie, il se substitue au principe de liberté. Ainsi Smith montre que les intérêts se confondent selon les catégories professionnelles ; l’intérêt des ouvriers se confond avec celui de la société, alors que les capitalistes ont des intérêts qui s’y opposent.
C’est à travers les échanges que l’économie générale va s’instaurer, grâce à la « main invisible » qui assure les flux entre l’offre et la demande de manière abstraite. Réticent à une trop grande contribution dans les affaires économiques de l’Etat, Smith conçoit pourtant la possibilité compétences dévolues à l’Etat dans certains domaines comme l’éducation. Au contraire, Locke et Hume n’envisagent aucune contribution de l’Etat aux affaires économiques.
En conséquence la doctrine libérale prône l’existence d’un Etat minimal. Ainsi Ricardo réfute toute intervention étatique, même relative au domaine social. Mais les économistes français iront plus loin, en souhaitant un Etat libéral et une économie de marché, mais ce projet est considéré utopique.
Qui sont les auteurs du libéralisme
économique ?
Adam Smith se pose presque d’emblée chef de ce courant, avec son œuvre de 1776 intitulée la Richesse des Nations. Mais avant lui, Locke avait établit les premiers principes du libéralisme, poursuivit notamment par Hume. Adam Smith élabore une conception plus précise du libéralisme en évoquant les notions fondamentales. Il montre que même si chaque individu poursuit son seul intérêt personnel, il contribue indirectement à une bonne économie générale.
Ricardo quant à lui se place donc en faveur d’une totale liberté, et donc d’une absence d’intervention étatique.
Dans le courant français, J.B. Say peut constituer un grand exemple d’économiste libéral ; selon lui, « l’offre créé sa propre demande », c'est-à-dire que toute production sera redistribuée au même revenu.

