Calendrier budgétaire
Calendrier budgétaire
Le nouveau cadre budgétaire prévoit
quatre grandes phases, instauré par une circulaire du 21 janvier 2005 :
Première étape :
au mois de janvier, un séminaire rassemblant plusieurs membres du gouvernement
va déterminer les grandes lignes de la stratégie relative au budget. Il permet
de poser un premier bilan de la situation afin de mieux mettre en place les
futurs objectifs. A l’issue de ce rassemblement, le Premier ministre adresse
une lettre de cadrage aux ministres, lettre qui établit les orientations des
dépenses publiques.
Deuxième étape :
les mois de février et mars sont l’occasion de réunions d’économie
structurelles entre le ministre des Finances et chaque ministre. Avec la lettre
de cadrage, les stratégies ministérielles de réformes (SMR) permettent
également de déterminer ce qui est nécessaire pour améliorer la productivité. A
cette période seront donc examinés les « projets de réforme des
différentes politiques publiques et d’en tirer les conséquences en terme de
crédits, d’effectifs, et de recrutements ». Cela conduira à des
instructions.
Troisième étape :
en avril-mai, des dossiers de restitutions sont établis, et de nombreuses
réunions ont lieu afin d’évaluer les mesures budgétaires proposées à l’égard du
cadrage global. Suite à celles-ci, une lettre fixant les plafonds sera adressée
à chaque ministre, en crédit, et en effectifs. Ces lettres seront ensuite
transmises aux commissions des finances des deux assemblées. En mai, les
ministères et la direction du budget se réunissent pour effectuer répartition
par programmes des plafonds de crédits arrêtés ; elles doivent permettre
de conclure en juin.
Quatrième étape :
à partir de mai, les travaux effectués doivent permettre de finaliser quelque
peu les objectifs. Les missions arrêtées par le
Premier ministre sont exprimées à travers le Débat d’orientation
budgétaire ; les grandes orientations pourront être discutées, et donner
lieu à un débat à l’Assemblée nationale et au Sénat. Les mois de Juillet et
Aout relèvent de la finalisation du projet de loi de finances, qui sera saisi
par le Conseil d’Etat afin de vérifier la forme et la constitutionnalité de
celui-ci. Ensuite, le projet est soumis
au Conseil des ministres, où il sera adopté. L’adoption du texte permet
finalement d’adresser le projet au Parlement afin qu’il soit voté.
Prévision des dépenses et des recettes
Les anciennes méthodes relatives à la
règle de la pénultième étant abandonnées dès le début du 20e siècle,
des méthodes directes sont établies. Il s’agit d’évaluer les données
économiques afin de déterminer les montants des impôts ; certains impôts
étant perçus avec un décalage d’un an, la méthode se révèle pratique. Mais pour
les impôts indirects comme la TVA, la prévision est difficile. Cette méthode
efficace contient généralement peu d’erreur.
Pour évaluer les dépenses, la
rationalisation des choix budgétaire (RCB) peut être utilisée. Elle va d’abord
fixer les grands objectifs, puis prendre en considération les différents moyens
susceptibles de les mettre en œuvre. Ensuite, le mode d’exécution optimale
seront établis, et les résultats provenus d’indicateurs analysés. Mais cette
méthode revêt des difficultés de différents ordres ; en effet, les agents
d’exécution sont insuffisants. D’autre part, l’exécutif se voit être
prépondérant, au détriment du Parlement. En conséquence, la RCB ne remplace pas
le mode actuel de détermination des dépenses.







