Système bancaire français
Système bancaire français
Le système, avant 1984 ne régissait
même par la moitié des professionnels du milieu (seules les banques « inscrites »
sur une liste tenue par le Conseil National du Crédit devaient respecter les
lois de 1945 et 1941). La loi du 24 janvier 1984 (loi bancaire) a remédié à la
situation en définissant un cadre juridique unique pour l’ensemble de la
profession. D’autres lois sont par la suite venues étayer la définition des
établissements de crédit.
Outre les établissements régis par
des dispositions spécifiques, il existe la Banque de France, dont les pouvoir
ont été transférés à la Banque centrale européenne en raison du transfert de
compétence en la matière ; crée en 1800, la Banque de France avait le
monopole de l’émission de monnaie, et se trouvait sous le contrôle de l’Etat,
et même nationalisée en 1945. Il convient également d’évoquer le Trésor Public,
qui constitue en quelque sorte le banquier de l’Etat car il collecte ses dépôts
et lui consent des crédits ou des emprunts… Enfin, la Caisse des dépôts et des
consignations, crée en 1816, a pour mission de gérer les dépôts de diverses
professions juridiques notamment, ou encore de modifier l’épargne liquide en
prêts à long terme (ce qui permet de financer des collectivités locales).
L’établissement de crédit
Les lois régissant le domaine ont été
codifiées par l’ordonnance du 14 décembre 2000, qui a permis de créer le Code
monétaire et financier. Ce dernier considère que seules les personnes morales
agrées comme établissements de crédit peuvent effectuer des opérations de
banque. Ces opérations comprennent « la réception de fonds du public, les
opérations de crédits, ainsi que la mise à la disposition de la clientèle ou la
gestion de moyens de paiement ». Des opérations connexes peuvent néanmoins
être effectuées, mais cette fois, en concurrence avec d’autres entreprises (par
exemple, conseils en matière de placements). Certaines institutions financières
échappent néanmoins à ce dispositif, et ont des statuts particuliers ; c’et
le cas de la Banque de France ou de la Caisse des dépôts et consignations.
Les établissements de crédit doivent
adhérer à un organisme professionnel (par exemple la Fédération bancaire
française) ou à un organe central affilié à l’Association Française des
Etablissements de Crédit et des Entreprises d’investissements (AFECEI) ;
il peut s’agir de la Confédération nationale du crédit Mutuel ou encore du
Crédit Agricole SA.
Il existe 5 types d’établissements de
crédit :
-
Les
caisses de crédit municipal
-
Les
banques mutualistes ou coopératives (Banques populaires, caisses d’épargne…)
-
Les
banques commerciales (Société Générale, LCL…)
-
Les
sociétés financières
-
Les
institutions financières spécialisées (l’Etat leur a attribué une mission d’intérêt
général)
Les établissements de crédit ont
connu une tendance à l’unification ; des sociétés holding sont crées, ce
qui permet dans certains cas de constituer un groupe européen puissant. C’est
ainsi que d’importantes restructurations ont eu lieu, et notamment par le
réseau du crédit Agricole en 2001.
Les autorités monétaires
Deux comités et une commission
participent à l’exercice des activités des établissements de crédit.
Le comité consultatif de la
législation et de la règlementation financière (CCLRF) a pour objet d’établir
la règlementation relative à l’activité ; il peut aussi bien s’agir du
montant de capital des établissements de crédit que des conditions des
opérations avec la clientèle. Le ministre chargé de l’économie exerce le
pouvoir règlementaire dans les secteurs de la banque et de l’assurance, après
avis du CCLRF. Ce dernier peut également rendre un avis sur la question lorsque
le ministre le saisit.
Le comité des établissements de
crédit et des entreprises d’investissement (CECEI) donne quant à lui les
diverses autorisations, ou les refuse dans le cadre de l’activité des
établissements de crédit (par exemple relative à un changement de dirigeant).
Enfin, la commission bancaire doit
contrôler la profession, et ainsi le respect des dispositions législatives et
règlementaires (bonne situation financière, respect des règles de bonne
conduite…).

