Contenu du budget
Contenu de la loi
de finance
L’article 34 de la LOLF prévoit que le projet se compose de deux parties.
Division de la
loi de finances
La première partie est relative aux
« Conditions générales de l’équilibre financier », qui repose sur la perception des ressources de l’Etat,
relative à l’équilibre budgétaire, et des impositions de toute nature. Les
ressources destinées à l’Etat ou aux collectivités locales sont prises en
compte, les plafonds des dépenses du budget sont fixés ; les données générale
de l’équilibre budgétaire sont mises en place. Les ressources fiscales et non
fiscales sont appréciées ; le solde général est établi en fonction des
recettes et des dépenses ; le plafond autorisé des emplois rémunérés par
l’Etat est fixé. Aussi, les modalités selon lesquelles les surplus seront
réattribués devront être fixées.
La deuxième partie établit le budget
général, fixant par mission le montant des autorisations d’engagement et des
crédits de paiement. Intitulée « Moyens des politiques publiques et
dispositions spéciales », elle met en place les dispositions générales
relatives au budget, comme les garanties accordées au contribuable, ou encore le
bouclier fiscal. Elle contient également les plafonds d’autorisation d’emplois.
La présentation en deux parties a
donc été conservée par la LOLF, mais des dispositions viennent s’y ajouter, limitant le conformisme global. Les deux parties
sont donc complétées par les
« Etats législatifs annexés », établissant les dispositions de la loi
de finances. L’Etat A « Voie et moyens » détaille les recettes
provenant notamment du budget général, ou encore des budgets annexes. L’Etat B
répartit les crédits en autorisation d’engagement et crédits de paiement entre
les missions des budgets général et annexes, et les comptes d’affectation
spéciale et les comptes de concours financiers. L’Etat C donne les plafonds des
autorisations d’emplois exprimé en travail à plein temps. Enfin, l’Etat D
répartit les autorisations de découvert des comptes de commerce et des comptes
d’opérations monétaires.
Des documents annexes sont également
introduits. Ils comprennent notamment un rapport économique, social et
financier qui permet d’appréhender la situation actuelle (prévision
économique), ainsi que des annexes explicatives (« bleus
budgétaire ») comprenant les projets annuel de performance. D’autres
annexes, comme les « jaunes budgétaires » y sont inclues ;
ceux-ci ne seront pas tous délivrés en même temps que le projet de loi de
finances. Certains documents sont soumis au délai de dépôt de la loi de
finances ; il s’agit du rapport sur l’évaluation des voies et moyens
(prévision de recettes nécessaire pour mener à bien l’exécution du budget) ou
du rapport sur la situation et les perspectives économiques, sociales et financières
de la Nation (stratégie des finances publiques sur plusieurs années).
Contenu du budget
Le budget regroupe le budget général,
les budgets annexes, ainsi que les comptes spéciaux.
Le budget général comprend les
charges budgétaires regroupées en 7 titres : dotations des pouvoirs
publics, dépenses d’intervention, charges de la dette de l’Etat, dépenses
d’opérations financières, dépenses de personnel, dépenses de fonctionnement,
dépenses d’investissement.
Les budgets annexes ont été étudiés
dans le cadre du principe d’unité budgétaire.
Les comptes spéciaux, auparavant
considérés comme simplement les dépenses de caractère temporaire, sont
désormais regroupés en 4 catégories que sont :
-
Les
comptes de commerce : il s’agit des opérations de caractère industriel et
commercial effectué à titre accessoire par les services de l’Etat non dotés de
la personnalité morale.
-
Les
comptes d’affectation spéciale : il s’agit des opérations budgétaires
financées par des recettes qui ont été affectées aux dépenses (c’est par exemple
le cas des comptes cinéma, audiovisuel et expression radiophonique locale).
-
Les
comptes de concours financiers : il s’agit des prêts et avances consenties
par l’Etat, qui sont dotés de crédits limitatifs (sauf pour les « comptes
ouverts au profit des Etats étrangers et des banques centrales liées à la
France par un accord monétaire international », qui ont des crédits
évaluatifs).
-
Comptes
d’opération monétaire : il s’agit des recettes et dépenses de caractère
monétaire.
Les comptes spéciaux dérogent à la règle de non affectation
des recettes aux dépenses. Pour cela, ils ne sont crées que sur autorisation,
présente dans la loi de finances.

