Concept d'aliénation
Concept d’aliénation
Marx développe un concept clé dans son analyse de a société ouvrière : l’aliénation. La notion reprise par Feuerbach signifie que l’homme moderne, dans sa condition de travailleur, devient un individu dépourvu de toute particularité, mais fort d’une uniformité par rapport aux autres. Cette situation entraine la dépossession de l’humanité inhérente à tout individu. Les rapports à l’argent entretiennent le mal contemporain en dégradant les relations interindividuelles ; alors que l’argent devrait constituer un assouvissement à leurs désirs, il les aliène d’autant plus. Au regard de cela, l’homme cherche des substituts qui combleront son mal. Ainsi, « la religion est l’opium du peuple ». réfugié dans des croyances, l’individu parvient à supporter l’insupportable de la vie. Mais l’aliénation la plus forte vient du rapport des individus au travail. La baisse d’estime de son travail entraine une forte déshumanisation. L’individu est soumis d’une part au capitaliste qui l’exploite, et de l’autre aux machines. Pourtant Marx souligne que tout travail n’aliène pas puisqu’à l’origine il est inhérent à l’être humain, afin de distinguer l’homme de l’animal. Le travail ouvrier du début du siècle dernier n’apporte aucune satisfaction et au contraire, apporte une déconsidération. Il existe plusieurs niveaux d’aliénation ; la marchandise crée par l’ouvrier ne lui appartient pas, il produit pour les autres ; aussi, l’homme finit par s’observer en dehors de lui-même, à sortir de sa personne ; enfin, le travailleur a l’impression de se soumettre à son travail, et au lieu de le libérer, le travail l’emprisonne. Conscient de son exploitation, l’individu n’a plus aucune raison de vivre et manque selon Marx d’un ralliement à une patrie, c'est-à-dire un espace où la question de l’être serait posée. En remettant en place une humanisation par le biais du prolétariat, c’est l’humanité entière qui en profitera ; la révolution est donc nécessaire.







