Etapes de la construction
Etapes de la construction européenne
CECA… 18 avril 1951
Jean Monnet et ses collaborateurs veulent instaurer
une paix durable entre la France et l’Allemagne pour consolider l’entente, en
soumettant les principales ressources de l’époque, le charbon et l’acier, sous
une autorité commune. Ils souhaitent mettre en place une communauté
fonctionnelle supranationale qui placerait sur un même pied d’égalité le vaincu
et les autres. Le traité de Paris du 16 avril 1951 verra naitre la CECA. La
nouvelle organisation, gérée par une Haute Autorité se compose d’une cour de
Justice, d’une Assemblée parlementaire consultative et d’un conseil des ministres.
Cette organisation supranationale et intergouvernementale est instituée pour
seulement 50 ans.
CED…
30 aout 1954
Le principe de cette organisation énoncé (et signée)
en 1952 était de former une armée européenne. Mais cette disposition
incluant la nécessité du réarmement allemand, elle amena à certaines réticences
françaises. Au sein de la France, divers mouvements d’opinions se créent alors,
engageant même les partis politiques ; ceux-ci jugeront l’affaire de
manière variée (le PCF et le RPF s’y opposant) ; la finalité de ce débat
national sera le refus de la création d’une telle organisation. La Communauté
européenne de défense disparaitra ainsi en 1954, alors que d’autre pays avait
déjà ratifié un traité en sa faveur.
Traité de
Rome…
25 mars 1957
Jean Monnet, alors président de la Haute Autorité, a
pour objectif d’étendre la coopération économique à d’autres secteurs, idée qui
germera dans l’esprit de Spaak, dont la charge lui est confiée (conférence de
Messine de 1955) ; ce dernier proposera ainsi la mise en commun des
ressources énergétiques au sein d’un marché unique. Cette proposition,
accumulée à l’initiative française d’une Communauté Economique Européenne (CEE)
et d’une Communauté européenne de l’Energie Atomique (EURATOM) amèneront au
traité de 1957, sans la Grande-Bretagne. Ces deux nouvelles institutions voient
donc le jour, accompagnés de l’insertion d’une Politique Agricole Commune, qui
favorisera le succès du projet, et qui distinguera le Marché Commun d’une
simple zone de libre-échange.
Fond Social
Européen…
11 janvier 1960
Crée en 1957, mais mise en application en 1960, le
Fond Social Européen se charge du financement relatif au développement
économique et social. Il œuvre pour l’intégration des chômeurs de longue durée
ou des jeunes chômeurs, ou encore pour la promotion d’une main d’œuvre
compétente. Dès le départ, le but de l’Europe n’était pas seulement économique,
mais aussi social. Ainsi le FSE soutient les professionnels en mal de travail,
âgés ou non. Son budget était de 60 milliards d’euros en 2000-2006.
Politique Agricole Commune… 30 juillet 1962
En 1962, De Gaulle alors président français, opposé à
l’Europe supranationale, préfère l’Europe des Nations. La Politique Agricole
Commune est lancée par le néerlandais Sicco Manshalt qui préconise l’unicité des marchés, la préférence
communautaire et la solidarité financière. Cela conduira à une modernisation du
secteur et à une meilleure production. En parallèle, les accords d’Evian seront
signés mettant fin à la guerre d’Algérie, et la crise des fusées de Cuba
entrainera l’apogée des tensions de la guerre froide.
L’année 1963 verra la réconciliation franco-allemande
par le traité de l’Elysée, entre De Gaulle et Adenauer.
Fusion…
8 avril 1965
En 1965, la CECA, l’CEE et l’EURATOM fusionnent. Alors
que l’Europe propose une réforme du financement de la PAC, dans laquelle la
France craint d’être en place minoritaire. C’est la crise de la chaise vide,
qui prendra fin lors du compromis du Luxembourg en 1966 qui donne le droit à
chaque pays membre de s’opposer à une décision communautaire.
En 1966, la France se retire de l’OTAN.
En 1967 l’Angleterre veut entrer dans la CEE mais
Wilson se heurte au refus du Général de Gaulle.
Union
douanière… 1er
juillet 1968
Un tarif douanier commun s’appliquera désormais. Cela doit
permettre une avancée vers la libéralisation des échanges, qui se feront
nécessairement plus facilement.
Serpent monétaire… 24 avril
1972
Sur la base d’une proposition de Raymond Barre, alors
vice-président de la commission, le serpent monétaire nait suite à des
problèmes monétaires importants menaçant le marché unique. Pour y remédier un
accord collégial était nécessaire, et Pierre Werner en apportera le rapport en
1970 qui donnera lieu par la suite au serpent monétaire européen.
Elargissement…
1er janvier 1973
Après les deux refus d’entrée de la GB dans l’Union
Européenne, mais aussi après ses réticences à son égard, la Grande Bretagne y
entre finalement avec l’Irlande et le Danemark. Parallèlement, les prix du
pétrole s’envolent pour augmenter de 70%.
Conseil
européen… 9 et 10 décembre 1974
La révolution des Œillets au Portugal permettra la
chute de la dictature militaire et ainsi la demande d’entrée dans l’Union. En
marge de ces évènements, le Sommet de Paris établit la création du Conseil
européen qui se réunira trois fois par an, et l’élection du Parlement Européen
au suffrage universel. Le Conseil Européen verra ses grandes lignes
définies : il aura la charge de déclarer la position de l’Europe dans les
relations extérieures, d’établir de nouvelles coopérations dans des secteurs
variés…
Léo Tindeman est chargé de
réfléchir à la création d’une Union Européenne qui élargirait le pouvoir
exécutif de la Commission. Les accords de Lomé de 1975 créent une convention de
coopération entre CEE et les 46 Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.
Système Monétaire
Européen…
7 juillet 1978
Le serpent monétaire disparait au profit du SME
1979 : premier vote au suffrage universel direct
pour le Parlement Européen, mais que 40% de votants. C’est aussi l’année où la
fusée Ariane décoléra de Kourou, et les troupes soviétiques envahissent
l’Afghanistan.
1981 : entrée de la Grèce après la déposition de
sa candidature en 1975
1984: Margaret Thatcher
« I want my money back », creation du chèque
britannique.
Accords de
Schengen…
14 juin 1985
Les accords de Schengen sont signés pour permettre
l’abaissement des tarifs douaniers donc l’arrêt du contrôles des marchandises
(pas pour les personnes), et la libre circulation entre les pays membres de
l’Europe pour les citoyens. Au départ conclu entre seulement cinq pays,
l’accord d’élargira ensuite.
Ce même jour, Jacques Delors, alors président de la
Commission, énonce dans son Livre Blanc ses 310 mesures attachées au marché
unique et destinées à enlever les problèmes règlementaires résiduels pour la
totale libre-circulation des marchandises. Il se donne jusqu’en 1992 pour les
achever, et énoncera des directives et des règlements à mettre en place le 1er
janvier 1993.
Acte Unique
Européen…
17-28 février 1986
Dénommé ainsi en raison de l’intégration en son sein
des dispositions politiques relatives aux traités communautaires, et des
éléments économiques. Cette création devra permettre d’aménager les
institutions déjà en place pour les replacer dans un grand marché unique à
l’horizon 1993. La préparation des institutions se concrétise par le vote
à la majorité qualifiés a désormais lieu pour toute question relative au marché
intérieur, au Conseil de l’Union Européenne ; l’AUE prévoit également un
dispositif de coopération qui associera la Parlement à la prise de décision de
manière plus étroite.
Cette même année verra l’entrée du Portugal et de
l’Espagne dans l’union. L’Acte Unique Européen est signé par un vote à la
majorité qualifiée
1987 : création de la possibilité des étudiants
faisant parti des états membres de faire leurs études dans l’ensemble de
l’union par le programme Erasmus.
1989 : la chute du mur de Berlin entraine une
libéralisation à l’est du rideau de fer.
1990 : réunification allemande
Traité de
Maastricht…
7 février 1992
Le but originel de rassembler les objectifs
économiques et sociaux se manifeste par ce traité unique. Celui-ci ordonne
trois piliers, et donnera une coopération étroite entre les peuples membres. le traité de Maastricht, approuvé malgré un fort
abstentionnisme, annonce les réformes importantes : l’espace économique
européen se crée. Deux conférences intergouvernementales amèneront un projet
d’union politique, et une union politique et monétaire. Le traité institue la
citoyenneté européenne, consistant à la libre circulation, au droit de vote, à
la protection des autorités, au droit de pétition auprès du Parlement. Il
instaure donc trois piliers regroupant la Politique Etrangère de Sécurité
Commune, les dispositions en matière de Justice et d’Affaires Intérieures, et
la Communauté européenne.
Une autre décision importante résulte de ce
traité : la projection de fonder une monnaie commune pour 1999, grâce à
l’Union économique et monétaire. Cette dernière établira, avec l’objectif d’une
monnaie unique, différents stades nécessaires pour y parvenir :
libéralisation des capitaux, coordination des politiques économiques, et pour
finir, création de cette monnaie le 1er janvier 1999.
Le traité établit aussi l’élargissement du champ
d’action de la Communauté à d’autres secteurs (culture, protection des
consommateurs, éducation…), grâce au renforcement des politiques sociales.
Le traité sera approuvé par référendum à 51,04%, et
entrera en vigueur le 1er janvier 1993. Il pourra être révise, selon
lui-même, en cas d’élargissement, en matière de PESC ou de JAI.
Elargissement…
1er janvier 1995
L’Autriche, la Suède et la Finlande entrent, ces pays
faisaient parti de l’AELE (association européenne de libre-échange)
Traité
d’Amsterdam…
2 octobre 1997
Les problèmes liés aux successions d’élargissement, et
en prévision des prochains ne se sont pas réglés, l’entrée de l’Autriche, de la
Suède et de la Finlande n’y auront rien changé. Il est donc prévu que le
prochain élargissement prévoit qu’une nouvelle conférence intergouvernementale
devra se prononcer pour une modification profonde des institutions si besoin.
Le traité énonce un grand nombre de principes :
il affirme le respect des droits de l’homme au sein de l’Union, la lutte contre
le chômage, la coopération renforcée pour des pays souhaitent « aller plus
vite, plus loin », les sanctions à l’égard de pays membres et énonce les
dispositions relatives aux visas, immigration et asile.
Le traité d’Amsterdam crée le poste d’un Haut
représentant pour la PESC, nommé, qui collaborera avec une unité
européenne venue d’horizons différents (Commission, Conseil des Ministres…).
1998 : inauguration de la BCE, service d’intérêt
économique général
1999 : pour la succession de J. Delors, Santer
prend sa place, mais se voit accusé de mauvaise gestion, et est menacé par une
motion de censure, et se retire. L’OTAN frappe la même année la Serbie pour la
contraindre à se retirer du Kosovo.
Traité de
Nice…
26 février 2001
Elargissement…
1er janvier 2004
Chypre, Malte, Lettonie, Hongrie, Lituanie, Slovaquie,
Slovénie, Tchéquie, Estonie et Pologne entrent. La révolution orange en
Ukraine. Signature du traité établissant une constitution, qui doit être
ratifiée par les états membres. Mais les français voteront en sa défaveur,
suivi des néerlandais.
2005 : réacteur expérimental ITER, recherches sur
la fusion nucléaire. Lancement de GALILEO







